samedi 26 janvier 2008
Philippe Uminsky - Les curiosités
Philippe Uminsky – Les curiosités
Découvert lors des premières parties du début de la tournée 2007 de Calogero, Philippe Uminsky a éveillé ma curiosité. Un peu hermétique au début à une présence sur scène particulière (…), je me retrouvais à avoir les chansons en tête. Philippe Uminsky présente son album Les curiosités comme un album cabaret-rock. En effet l’univers est particulier et singulier.
Le premier extrait de l’album Un jour je partirai est une ballade pop qui ne représente pas du tout l’ambiance de l’album mais qui au demeurant vous rentre dans la tête. Le seul morceau qui se rapproche de ca est A la poubelle, chanson sur la planète.
L’ambiance qui ressort est quand même une influence claire des Beatles et du rock des années 70 avec des morceaux comme Laisse aller laisse venir ou Jamais trop tard qui se dirige vers le reggae.
Deux ballades : Amours modernes : On t’a lu trop d’histoires/ Les « Il était une fois » qui foirent/De nos jours, il faut croire, on voit ça tous les soirs/ de nos jours, il faut croire qu’on voit ça tôt ou tard et Puisque ce sont des hommes, une chanson à la Brel.
Beaucoup de textes parlent des filles d’une façon que l’on pourrait qualifier d’ « adolescente ». Des textes au second degré décalés pour faire le portait de Lola, Lola ou d’une Hippie Chipie.
Outre une ambiance cabaret, je parlerai plus d’une ambiance musicale se rapprochant de la fanfare comme sur des titres comme Aller chez toi.
La fin de l’album garde cette ambiance avec une envolée vers la valse à 3 temps comme Comme ça te chante ou une polonaise avec La polonaise et un texte croustillant sur les bals et un clin d’œil à ses origines polonaises.
Je ne ferai pas de Top 5 car chaque chanson est singulière.
mercredi 23 janvier 2008
Stanislas - L'équilibre instable
Stanislas- L’équilibre instable
« L’amour n’est fait que pour ceux qui s’aiment mais pas pour ceux qui voudraient être aimés »
Soyons clairs : je kiffe grave et je l’écoute en boucle. Stanislas propose ici de la « variété ambitieuse » : lors de ses itw, il revient beaucoup sur le fait qu’on lui refusait ses chansons car elles étaient jugées « compliquées » mais c’est cela qui fait son charme. Les chansons sont toutes particulières avec des mélanges de rythme pop, électro et de cordes. De plus, les textes sont à la hauteur des musiques.
Le premier extrait de l’album est Le manège : choix courageux de proposer aujourd’hui un morceau de valse à 3 temps. En plus de l’originalité musicale, le morceau met en avant la VOIX de Stanislas qui se baladera tout au long de l’album. Un titre envoûtant…
Comme Le manège, le thème de l’amour est omniprésent avec :
La belle de mai : une ballade qui claque avec la voix de Stanislas et un mélange de cordes et de guitare percutant.
Les lignes de ma main : un piano voix très tendre
La débâcle des sentiments : sur ce morceau, Stanislas propose un morceau digne d’un titre qu’il aurait pu écrire à Calogero. Ce dernier est en featuring sur ce morceau : chœur et basse. Le texte grave sur la fin d’une relation, les sentiments qui s’étiolent est accompagné de la basse de Calogero qui s’entremêle avec les cordes pour finir dans un tonitruant « Sonnez trompettes, sonnez tambours… »
Entre deux femmes voit un texte traitant d’un amour multiple difficile à éclaircir : laquelle choisir ? alors qu’Ana quand bien même présente Stanislas qui doute face à l’incertitude des sentiments : cette chanson présente un texte drôle avec des petites envolées « beatlesiennes » : « Quel anathème qu’Ana m’aime Le dilemme c’est qu’elle aime d’autres amants »
Le temps des roses est pour moi la chanson pop de l’album. Elle traite de l’après relation : « Je n’ai pas dit que je n’aimerai plus après toi, Mais j’ai promis que je n’aimerai plus comme ça ».
A d’autres débute en balade pour partir en une envolée lyrique mêlant des sons électro pour révéler la douleur de voir l’être aimé avec d’autres.
D’autres thèmes sont abordés :
Big Bang : le morceau rock qui s’intéresse à la planète : la guitare de Philippe Uminsky pour déclencher le nouveau Big Bang, l’explosion pour enfin pouvoir tout refaire
L’absinthe pour l’absent : chanson faisant référence à Serge Gainsbourg
L’Age bête : humeur primesautière pour ce morceau qui traite de l’enfance, l’adolescence et de l’âge adulte : le temps qui passe et la question qui (me) revient : Ai-je aussi passé l’âge ?. Comme une horloge qui égrène le temps, le morceau pourrait être le résumé de l’album : la voix de Stanislas, des envolées lyriques, du son électro …
Mon Top 5
1- L’âge bête
2- Nouveau Big Bang
3- Le temps des roses
4- La débâcle des sentiments
5- Le manège
Jenifer - Lunatique
Jenifer – Lunatique
« Le bonheur me va au teint »
Si l’on a entendu les réarrangements du dernier live de Jenifer, cet album en est la suite logique. On entend les efforts faits sur la production et l’importance donnée aux cordes et aux cuivres. La voix de Jenifer est mise en avant, chaque souffle de la chanteuse est à propos.
Le premier extrait était Tourner ma page : il offre un rythme reggae qui a surpris au début mais auquel la voix de Jenifer colle parfaitement. L’album offre deux titres dans le même style Comme un hic (nouveau single) et Touche moi, un morceau très sensuel. L’album offre aussi des ballades comme Nos futurs et Quitte à se quitter qui frôle l’ambiance bluesie.
Deux titres sont particuliers : Le parfum avec une introduction arabisante qui va se mêler à un rythme ska ainsi que Si c’est une île, un titre assez rock.
L’ambiance générale de l’album est assez positive et vient se confirmer avec les derniers titres de l’album : les textes ne sont pas très originaux mais on peut noter que des chansons comme Le bonheur me va au teint, Ca se pointe ou Portrait d’une femme heureuse présentent des textes optimistes qui s’éloignent des sempiternels refrains des chansons d’amour « je t’aime- moi non plus ».
Mon Top 5
1- Si c’est une île
2- Tourner ma page
3- Touche-moi
4- Comme un hic
5- Le bonheur me va au teint



